Actrice X et Cast Member : une affaire sensible qui secoue Disneyland Paris

par Stéphane
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⚠️ Voici le type d’article que l’on n’a pas l’habitude de lire sur Androland.com. Mais l’actualité des parcs de loisirs croise parfois des enjeux sociaux, juridiques et humains qui dépassent largement le cadre des attractions.

Agent de sécurité depuis octobre 2018, Marie travaillait quotidiennement sur le site du célèbre parc de loisirs de Seine-et-Marne. En parallèle de son activité professionnelle, elle exerce depuis avril 2021 une carrière d’actrice de films pornographiques sous le nom de scène Marie Lumacarie.

Selon ses déclarations, cette activité privée — qu’elle affirme avoir toujours strictement séparée de son emploi — serait aujourd’hui la véritable raison de son licenciement, intervenu après près de sept années de service.

« J’ai toujours fait la différence entre ma carrière d’actrice X et mon métier à Disney, que j’ai toujours caché sur les réseaux sociaux. »

⚖️ Licenciement contesté et procédure aux Prud’homme

Dans sa lettre de licenciement, plusieurs griefs sont mentionnés :

  • Usage du téléphone sur le lieu de travail,
  • Abandon de poste,
  • Insubordination.

Des motifs que la salariée conteste intégralement. Elle a saisi le conseil de prud’hommes afin de faire reconnaître ce qu’elle considère comme un licenciement abusif, estimant que son activité dans le cinéma pour adultes est le véritable élément déclencheur.

🎬 Vie privée, notoriété et image de l’entreprise

La diffusion de sa première vidéo en mai 2021 marque un tournant. Rapidement identifiée par certains collègues, Marie affirme avoir vu sa situation professionnelle se dégrader progressivement.

Elle rappelle pourtant que son activité d’actrice X relevait strictement de sa vie privée et n’était pas mise en avant sur ses réseaux sociaux professionnels.

« Disney a toujours été ma priorité. Le porno, c’est éphémère. »

🛡️ Un parcours professionnel ancré dans la sécurité

Ancienne adjointe de sécurité au sein de la police nationale, Marie mettait ses compétences au service du parc :

  • Patrouilles,
  • Contrôles des sacs visiteurs,
  • Surveillance des accès et des zones backstage.

Elle décrit un attachement fort à l’univers Disney, mais déplore un décalage entre l’image véhiculée par le parc et la réalité vécue par certains salariés en coulisses.

♿ Handicap invisible et tensions internes

Autre point central du dossier : un handicap invisible. Souffrant de scoliose et d’arthrose, Marie explique avoir bénéficié de recommandations du médecin du travail pour adapter certaines missions, notamment par temps froid.

Selon elle, ces demandes auraient renforcé les tensions avec sa hiérarchie, sans que cela n’affecte sa capacité à exercer son métier.

⚠️ Harcèlement et discriminations allégués

La salariée évoque plusieurs années de remarques, d’allusions et de comportements qu’elle qualifie de harcèlement sexuel et moral, ainsi que de discriminations liées à son handicap.

Des enquêtes internes ont été menées par l’entreprise, sans conclusions allant dans son sens selon la direction. Malgré cela, Marie affirme avoir cherché à évoluer professionnellement, notamment en formant d’autres agents, sans succès.

⚖️ « Des représailles », selon la défense

Pour son avocate, Maître Manon Bourdot, le licenciement interviendrait dans un contexte de représailles, après que la salariée a officiellement dénoncé des faits de harcèlement et de discrimination.

De son côté, Disneyland Paris indique respecter strictement le droit du travail et les procédures légales, tout en refusant de commenter les décisions individuelles de licenciement.

🔎 Ce qu’il faut retenir

  • Une affaire judiciaire en cours, sans décision définitive à ce stade
  • Des versions contradictoires entre la salariée et l’entreprise
  • Un dossier qui interroge la frontière entre vie privée et image d’un parc de loisirs
  • Un sujet rare dans l’actualité des parcs, mais aux enjeux humains forts

Source : LeParisien

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