Dans les coulisses de la création d’une attraction avec Benoît Cornet

par Stéphane
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Derrière les attractions que nous découvrons dans les parcs à thème se cachent parfois plusieurs années de réflexion, de création et de développement. Benoît Cornet, concepteur d’attractions depuis une vingtaine d’années, a notamment participé à la création de plusieurs dark rides interactifs, ces attractions qui mêlent véhicules, décors, projections et interactions avec les visiteurs.

Rencontré par la RTBF à Walibi Belgium, devant Popcorn Revenge, il revient sur les coulisses d’un métier souvent méconnu et sur le long chemin nécessaire pour transformer une simple idée en attraction.

🧠 Jusqu’à six ans pour donner vie à une attraction

Entre la première idée et l’ouverture d’une attraction, le processus peut être particulièrement long. Pour Popcorn Revenge, Benoît Cornet évoque ainsi près de six années de développement.

Avant même de penser aux décors ou aux technologies utilisées, il faut imaginer un univers cohérent et construire une véritable histoire autour des personnages. Le concepteur explique notamment que certaines créations nécessitent de développer en profondeur le passé et la personnalité des protagonistes.

C’est par exemple le cas de Maus au Chocolat, le dark ride interactif de Phantasialand, pour lequel toute l’histoire du personnage principal avait été imaginée afin de garantir une cohérence dans son univers.

💰 Des projets à plusieurs millions d’euros

Créer une attraction représente évidemment un investissement conséquent pour les parcs. Selon Benoît Cornet, le budget d’une attraction peut débuter autour de 2,5 millions d’euros et atteindre 8 à 10 millions d’euros pour des projets plus ambitieux, sans atteindre les budgets des grandes productions développées par Disney ou Universal.

Les parcs peuvent notamment découvrir de nouvelles technologies et rencontrer les différents acteurs du secteur lors des salons organisés par l’IAAPA, l’association internationale de l’industrie des attractions.

Mais le choix d’une nouveauté ne repose pas uniquement sur des études de marché. Parfois, un projet peut aussi naître d’un véritable coup de cœur.

🌍 Chaque public réagit différemment

Après vingt ans de carrière, Benoît Cornet a également pu observer que la manière de concevoir une attraction peut varier selon le public auquel elle s’adresse.

Il explique notamment que les visiteurs français seraient davantage sensibles à des histoires structurées et développées, tandis que le public belge accepterait plus facilement de profiter d’une expérience sans forcément en comprendre tous les détails.

Pour le concepteur, l’objectif reste cependant avant tout de provoquer une réaction chez les visiteurs. Peu importe qu’il s’agisse d’un sourire, d’une surprise ou d’une incompréhension totale devant ce qu’ils viennent de vivre.

✨ Toujours à la recherche de l’expérience inattendue

Malgré ses vingt années passées à imaginer des attractions, Benoît Cornet confie qu’il poursuit encore un objectif : créer une expérience tellement surprenante et originale que les visiteurs en ressortiraient sans réellement savoir comment expliquer ce qu’ils viennent de vivre.

Mais avec une seule certitude : « C’était un truc de fou ! »

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