Dernière modification le dimanche, 14 janvier 2018 13:37

Dix mois de prison ferme pour le prédateur des parcs d’attractions

Voici encore une histoire qui fait froid dans le dos ! Dix mois de prison ferme pour le prédateur des parcs d’attractions !

Etre ou ne pas être pédophile.
Telle est la question que pose cet habitant de Baccarat de 28 ans.
Lui répond que non.
Tout en réclamant au tribunal de Nancy une castration chimique.

Même « logique tortueuse », selon l’expression du président Haouy, concernant les faits qui lui valent d’être jugé ce vendredi.
Il les reconnaît tous en les minimisant, au point de presque les nier.

Tout commence à Fraispertuis (Vosges), dans l’un des parcs d’attractions de la région que le jeune homme fréquente assidûment.
Il rencontre un ado de 15 ans, sympathise avec lui, échange sur Facebook et le revoit.
Il l’emmène à plusieurs reprises dans des parcs d’attractions.

Lors d’un de ces trajets, en juin dernier, il l’embrasse, le caresse par-dessus ses vêtements et lui fait visionner un film pornographique sur son portable.
« J’ai arrêté le film dès que j’ai vu qu’il n’était pas d’accord », se défend le prévenu.
« Oui, mais après, vous vous êtes masturbé devant lui », intervient le président Haouy.
« Cela a été très bref… Et puis s’il n’était vraiment pas d’accord, il a quand même du caractère et il pouvait me mettre une droite », réplique le jeune homme de Baccarat, au bord du déni.

Il tombe carrément dedans concernant un deuxième épisode, deux mois plus tard, où il se serait mis sur les genoux de l’adolescent, toujours dans sa voiture, et aurait simulé un acte sexuel.
« Cela ne s’est jamais produit ».

Dix mois de prison ferme

Il ne peut en revanche pas nier avoir déjà agressé sexuellement, par le passé, un garçon de 13 ans.
Ce qui lui a valu d’être condamné, en 2014, à 3 ans de prison dont un an ferme.
A cela s’ajoute le portrait effarant que fait de lui un expert psy.
Il parle de « perversion », de « pédophilie » et d’un « comportement de prédateur ».

L’avocat de la partie civile, Me Guillaume Crouvizier, est persuadé que les parcs d’attractions étaient « son terrain de chasse », là où il venait « chercher des proies ».
Des proies qui ne se méfiaient pas « car le prévenu est un Monsieur tout le monde » qui « présente bien et inspire confiance », ajoute la substitut du procureur, Laëtitia Grandjean-Joyeux.
Avant de requérir un an de prison ferme.

Pour l’avocate de la défense, Me Alexandra Vautrin, son client, « ex-obèse mal dans sa peau », était « en quête de relations sociales et non pas sexuelles dans les parcs d’attractions ».

Il a tout de même arrêté de les fréquenter.
« Il n’entre plus en communication avec des mineurs et a entamé un suivi psycho-thérapeutique », souligne également Me Vautrin.

Jugement : dix mois de prison ferme.

 

 

Source : Estrepublicainstrepublicain

En poursuivant votre navigation sur ce merveilleux site, vous acceptez l’utilisation de cookies, les CGU ou autres traceurs pour vous proposer du contenu et des publicités ciblées et réaliser des statistiques de visites.