Dernière modification le mardi, 15 janvier 2019 23:42

Un Belge menace de faire sauter Disneyland Paris: huit mois de prison avec sursis

Un Belge de 31 ans qui s’en est pris à un agent de sécurité de Disneyland Paris samedi vient d’être jugé pour apologie publique d’un acte de terrorisme: il écope de huit mois de prison avec sursis et de trois ans d’interdiction du territoire français.

«Allah Akbar, j’ai une kalach, j’ai du C4, je vais faire sauter Disney, je connais Abdeslam j’ai fait un an de prison avec lui à Fleury-Mérogis, je n’aime pas les Juifs, il a eu raison d’en tuer»: ces paroles ont amené Antonio, ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Meaux relatent nos confrères du Parisien.

Belge, d’origine italienne, Antonio, 31 ans doit répondre d’apologie publique d’un acte de terrorisme. Il a été jugé ce lundi en comparution immédiate.

«L’alcool explique beaucoup de choses» a plaidé son avocat

«J’étais plein alors que je n’ai pas le droit de boire. J’ai été opéré de la tête, j’ai été deux mois dans le coma» s’est fendu, en guise de défense, le prévenu qui était venu avec sa famille passer la journée à Disneyland samedi dernier. C’est à l’entrée du parc qu’il a invectivé un agent de sécurité en lui adressant ces menaces verbales.

«Ce sont des propos graves, tenus dans un site sensible et dans un contexte particulier, puisque la France a subi un attentat en décembre. Sans compter qu’il a tenu des propos antisémites», a estimé le procureur-adjoint. Pour cet acte un an de prison, dont six mois ferme, avec mandat de dépôt, et une interdiction du territoire français pendant dix ans ont été requis précise Le Parisien.

L’avocat de la défense Me Ludovic Beaufils a plaidé la relaxe estimant que les propos – s’ils ont «peut-être» été prononcés – ne l’ont pas été publiquement. Me Beaufils a insisté sur l’état mental de son client: «Il n’a pas toute sa lucidité. L’examen psychiatrique mené en garde à vue était sommaire. Pour moi, l’alcool explique beaucoup de choses».

Toujours selon Le Parisien, l’homme résidant à Molenbeek, n’a jamais fréquenté la prison de Fleury-Merogis. Il aurait tout de même rencontré Salah Abdeslam en prison en 2012, bien avant que ce dernier ne commette un acte terroriste.

Au final, il a écopé de huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une interdiction du territoire français pendant trois ans.

Source : leparisien