Prévue pour le 7 février, l’ouverture d’Edenya, le tout nouveau monde de Pairi Daiza, devait marquer un temps fort pour le parc animalier belge. Pourtant, avant même d’accueillir ses premiers visiteurs, ce dixième univers fait déjà beaucoup parler de lui.
En cause : l’annonce d’un supplément payant obligatoire pour accéder à Edenya, y compris pour les abonnés. Une décision inédite dans l’histoire du parc, qui a rapidement déclenché de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
📩 Un choix « différent », assumé par la direction
Tout est parti d’un mail adressé aux Membres, signé par Eric Domb. Le fondateur y explique qu’Edenya est le premier monde dont l’accès ne peut être garanti à tout moment, en raison de sa conception et de sa capacité limitée.
Pour cette raison – et pour cette raison seulement – nous avons fait, pour la première fois dans l’histoire de Pairi Daiza, un choix différent.
Eric Domb
Ce choix se traduit par un accès soumis à réservation, accompagné d’une contribution spécifique, demandée uniquement lorsque la visite est confirmée.
💶 Des tarifs qui font réagir
Concrètement :
5 € par visite pour les Membres
7 € pour les visiteurs d’un jour, en plus du billet d’entrée classique (entre 43 € et 52 € selon la période)
Une annonce qui n’a pas manqué de surprendre. Certains habitués dénoncent un surcoût jugé « injustifié », tandis que d’autres estiment qu’un système de réservation gratuite aurait suffi à réguler l’affluence.
🌿 Edenya ne change rien à l’expérience existante, selon le parc
Dans sa réponse officielle, Pairi Daiza tient à rassurer : l’expérience actuelle du parc reste inchangée. Tous les mondes, animaux, jardins et saisons demeurent accessibles sans réservation avec la Carte de Membre.
Mieux encore, le parc annonce une ouverture étendue à 365 jours par an, contre 330 auparavant, puisque Pairi Daiza ne fermera désormais plus en janvier et février.
🏗️ Un projet hors normes à 215 millions d’euros
Si Edenya suscite autant de débats, c’est aussi par son ampleur exceptionnelle. Le nouveau monde s’étend sur 40 000 m² sous verrière, une surface présentée comme sans équivalent pour une serre tropicale ouverte au public.
L’investissement est à la hauteur :
215 millions d’euros pour la construction
10 millions d’euros de charges annuelles
À lui seul, Edenya représenterait le double du coût combiné de La Dernière Frontière et La Terre du Froid.
🎟️ Pourquoi faire payer uniquement ceux qui visitent Edenya ?
Face aux critiques, le parc explique avoir dû trancher entre deux options :
➡️ augmenter fortement le prix de l’abonnement pour tous
➡️ ou demander une participation uniquement aux visiteurs souhaitant découvrir Edenya
C’est cette seconde solution qui a été retenue. Pairi Daiza insiste sur un point clé : la réservation permet de garantir une visite calme, qualitative, sans surfréquentation.
🐾 Animaux déplacés : le parc se veut rassurant
Autre sujet sensible : le déplacement de certaines espèces vers Edenya. Là encore, la direction affirme que ces choix ont été faits en priorité pour le bien-être animal. Les espaces libérés dans les autres mondes accueilleront progressivement de nouvelles espèces.
📈 Abonnements et hébergements : des chiffres qui parlent
Côté abonnements :
132 € pour les nouveaux Membres adultes (+10 €)
122 € pour les renouvellements sans interruption, avec une entrée Edenya offerte
Le parc justifie cette hausse par l’inflation et l’extension de la période d’ouverture.
Quant aux hébergements intégrés à Edenya (88 logements, à partir de 219 € par personne), le succès est déjà au rendez-vous : 1 000 séjours vendus en moins de cinq heures.
🤔 Une expérience à part… que chacun est libre de vivre
Si la controverse n’est pas totalement éteinte, Pairi Daiza maintient sa ligne : Edenya est une expérience distincte, optionnelle, que chaque visiteur est libre de découvrir… ou non.
Reste à voir si l’inauguration du 7 février suffira à apaiser les débats, et surtout si cette immersion hors normes tiendra toutes ses promesses.


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