Le secteur belge des attractions tire la sonnette d’alarme

par Stéphane
3 minutes de lecture Communiqué de Presse - 📸 Androland

Les fédérations d’attractions touristiques de Belgique expriment une vive inquiétude face à la hausse annoncée de la TVA, qui menace la stabilité du secteur. Avec plus de 600 sites touristiques actifs, les attractions représentent un pilier majeur du tourisme national, soutenant l’emploi local et l’activité économique dans toutes les régions du pays.

💸 Une hausse de TVA lourde de conséquences

Le passage du taux de TVA de 6 % à 12 % aurait un impact significatif sur la santé financière des exploitants.
Les fédérations demandent donc :

  • Un report de l’entrée en vigueur au 1er janvier 2027,
  • Un gel des taxes de séjour et autres taxes locales appliquées aux attractions.

Objectif : permettre une transition réaliste sur les plans économique, technique et contractuel.

⚠️ Une pression financière déjà immense

Depuis plusieurs années, les exploitants font face à une accumulation de charges :

  • Indexations salariales successives,
  • Inflation croissante,
  • Explosion des prix de l’énergie,
  • Effets durables de la crise COVID,
  • Exigences renforcées en sécurité, maintenance et conformité.

Dans ce contexte, une nouvelle hausse fiscale risquerait de briser un équilibre déjà fragile et de mettre en péril la pérennité de nombreuses structures.

🚀 Préserver un secteur en plein développement

Les attractions touristiques génèrent des milliers d’emplois non délocalisables. Leur capacité d’investir dans la sécurité, l’innovation et le renouvellement de l’offre conditionne directement :

  • Leur attractivité,
  • Leur croissance économique,
  • Leur contribution essentielle à l’emploi régional.

Une mise en œuvre progressive de la mesure serait la seule voie pour maintenir cette dynamique positive.

🌍 Un danger pour la compétitivité de la Belgique

La hausse de la TVA intervient alors que de nombreux pays voisins conservent des taux réduits pour soutenir leurs attractions culturelles et récréatives.
Avec un marché touristique fortement intégré, la Belgique risque :

  • Une perte de visiteurs vers les pays voisins (France, Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne),
  • Une baisse de l’intérêt pour les excursions et séjours courts,
  • Un affaiblissement du retour économique local.

Une asymétrie fiscale pourrait durablement fragiliser l’attractivité du pays au moment où d’autres renforcent leur stratégie touristique.

🏗️ Un secteur à forts investissements, difficile à ajuster

Les attractions nécessitent des investissements constants :

  • Sécurité,
  • Maintenance,
  • Nouvelles expériences,
  • Modernisation des infrastructures,
  • Initiatives de durabilité.

Ces investissements irriguent directement l’économie belge. Un choc fiscal soudain réduirait les budgets d’innovation et d’entretien, avec un impact immédiat sur l’emploi direct et indirect.

📅 Des contraintes pratiques qui rendent l’application immédiate impossible

Les tarifs de 2026 sont déjà fixés et publiés. Les exploitants ont signé des contrats avec des écoles, groupes, entreprises et voyagistes — parfois étrangers — sur la base du taux actuel.
Changer la TVA à court terme créerait :

  • Des incohérences tarifaires,
  • Des risques juridiques,
  • Et des coûts opérationnels supplémentaires considérables.

✅ Conclusion : une demande de report et un appel au dialogue

Les fédérations demandent donc :

  • Un report au moins jusqu’au 1er janvier 2027,
  • Un gel des nouvelles taxes locales, pour les attractions comme pour les musées.

Elles se disent prêtes à travailler avec les pouvoirs publics pour une transition maîtrisée, cohérente et durable — dans l’intérêt du secteur, des régions et de l’emploi local.

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