Les bénévoles du Puy du Fou pourront bien continuer de jouer la Cinéscénie

Le spectacle vivant du Puy du Fou, porté par près de 4 000 bénévoles, ne tombe pas sous le coup de la loi de juillet 2016 sur le bénévolat culturel qui faisait craindre « la mort » du parc à Philippe et Nicolas de Villiers.
Le créateur du parc et son actuel président en ont reçu l’assurance écrite.

Un arrêté ministériel publié fin février a créé la polémique au Puy du Fou. Relatif à une loi et cumulatif avec un décret, le texte trace une ligne rouge entre le bénévolat et le salariat dans la participation à des spectacles à but « lucratif », c’est-à-dire faisant des bénéfices.
Si la Cinéscénie tombe sous le coup de cette loi, « alors le Puy du Fou est mort », allait jusqu’à dire Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, le 14 mars dernier.

Les sénateurs Bruno Retailleau et Didier Mandelli, la députée des Herbiers, Martine Leguille-Balloy, étaient montés au créneau, des pétitions avaient été lancées pour défendre le bénévolat à la Cinéscénie.
Philippe de Villiers, créateur du parc, avait interpellé Emmanuel Macron sur le sujet.

La Cinescenie

La Cinéscénie n’entre pas dans la catégorie « à but lucratif »

Finalement, le dénouement est arrivé par une lettre adressée au Puy du Fou et signée par trois directeurs d’administrations centrales (sécurité sociale, travail et création artistique).

Le courrier atteste que la Cinéscénie n’entre pas dans la catégorie « à but lucratif ».
« Le spectacle de la Cinéscénie, organisée par une association loi 1901, à but non lucratif, est en conformité avec les principes de la loi en matière de pratique amateur dans un cadre non lucratif », explicite la lettre.

Philippe de Villiers fait part de son « grand soulagement » alors que « dans la loi, il est question de toutes sortes de contraintes qui pouvait décourager le bénévolat et le rendre suspect ».

Le créateur du Puy du Fou se réjouit aussi de l’application de la mesure à « toutes les associations de bénévoles ».
Nicolas de Villiers se dit lui aussi « soulagé ».
« 
Parce que nous ne sommes pas seuls dans cette histoire »
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Source : Ouest-france.fr