Dernière modification le vendredi, 01 décembre 2017 14:43

Mirapolis: l’impossible reconversion en village éco-na­ture

Le coup d’envoi des tra­vaux était an­non­cé pour 2018. L’inau­gu­ra­tion dé­jà fixée à juin 2019.
Contre toute at­tente, la re­con­ver­sion de l’an­cien parc d’at­trac­tions Mi­ra­po­lis en village éco-na­ture vient d’es­suyer un sé­rieux re­vers.
Dans l’an­cien royaume de Gar­gan­tua, le rêve est de­ve­nu mi­rage.

Une mer­veilleuse illu­sion plom­bée par un pro­jet trop am­bi­tieux.
100 mil­lions d’eu­ros de­vaient être in­ves­tis dans ce village au tro­pisme tou­ris­tique d’une cin­quan­taine d’hec­tares avec ses ca­banes en bois et son am­biance ty­pi­que­ment ca­na­dienne.

Dé­voi­lé en dé­cembre 2016, il y a presque un an, le fa­bu­leux des­sein de Mi­ra­po­lis n’a pas ré­sis­té au re­trait de la Caisse des dé­pôts.
Sans le sou­tien son­nant et tré­bu­chant de la struc­ture pu­blique, tout est dé­sor­mais re­mis en ques­tion.
De­puis la dé­fec­tion, les in­ves­tis­seurs pri­vés, dont Im­mo Vau­ban, pro­prié­taire d’un site po­sé sur la com­mune de Cour­di­manche, échouent à bou­cler un bud­get à l’ap­pé­tit gar­gan­tuesque.

« Ils cherchent tou­jours un plan de fi­nan­ce­ment viable, ils ont des dif­fi­cul­tés à trou­ver des fi­nan­ceurs. 100 mil­lions, c’est très coû­teux. Le mo­dèle éco­no­mique reste à trou­ver.
C’était presque trop beau pour être vrai », confie dans un sou­pir El­vi­ra Jaouën, maire Ps de Cour­di­manche.

25 ans que ça dure

Aban­don­né de­puis 1991 et sa fer­me­ture sur fond de fias­co fi­nan­cier, Mi­ra­po­lis tarde à se des­si­ner un fu­tur.
À Cour­di­manche, on conti­nue pour­tant de culti­ver l’op­ti­miste et de res­ter fi­dèle à ses idéaux.
« On au­ra bien­tôt les Jeux olym­piques de Pa­ris en 2024 et la Coupe du monde de rug­by en 2023, ce site doit trou­ver sa place et on sait ce qu’on veut : un pro­jet éco­lo sans lo­ge­ments, mar­tèle El­vi­ra Jaouën.
On a fi­gé le pro­jet et af­fir­mé notre am­bi­tion, c’était bien de le faire. On a in­di­qué dans quelle di­rec­tion on ne sou­hai­tait pas al­ler.
On peut amen­der notre pro­jet à la marge mais on ne le chan­ge­ra pas, on ne den­si­fie­ra pas cette zone qui res­te­ra à vo­ca­tion loi­sirs. »

En at­ten­dant une hy­po­thé­tique re­con­ver­sion, ce sont les gens du voyage qui de­puis plu­sieurs mois ont in­ves­ti Mi­ra­po­lis.
Le der­nier grand es­pace cer­gy­pon­tain vierge de toute construc­tion se cherche en­core et tou­jours un ave­nir.
Un quart de siècle que ça dure.


 

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