Nouveauté 2023 : Le Mime et l’Étoile au Puy Du Fou

by Mister Andro
Publié le Dernière mise à jour le 16 minutes de lecture

Le Puy du Fou nous proposera une création originale dès le 8 avril 2023. Ce septième nouveau grand spectacle est en préparation depuis trois ans par les équipes créatives et techniques du Puy du Fou, pour un investissement de plus de 20 millions d’euros. Il rendra hommage à la belle époque et aux pionniers français des débuts du cinéma.

Inspiré d'un univers encore jamais mis en scène au Puy du Fou et en France, ce spectacle, préparé par nos équipes depuis plus de 3 ans, a été créé dans un lieu inédit et original, spécialement dessiné et construit au coeur du parc pour vous plonger dans une création extraordinairement ambitieuse.

Le spectacle

Nous sommes en 1914 et les visiteurs sont invités à assister, en silence, au tournage d’un tout nouveau film mettant en scène Garance, l’étoile montante du 7ème art, et Mimoza, le jeune mime rêveur. Sur le plateau, le réalisateur Gérard Bideau espère réaliser son rêve… Il est en effet convaincu que seul un amour sincère pourra offrir au cinéma muet et noir et blanc, une couleur et un son.

Devant la caméra du metteur en scène, Mimoza puise dans ses rêves d’enfance mille tours et illusions pour impressionner celle qui a déjà gagné son cœur. Mais le tournage est soudainement interrompu par un évènement dramatique qui bouleverse la vie du jeune Tzigane, bouscule les sentiments naissants de Garance et anéantit tous les espoirs du réalisateur…

Un spectacle une nouvelle fois grandiose (120 rôles) et une scène dynamique, les arts du cirque et du mime y sont également à l’honneur.

Bienvenue au studio de Gérard Bideau

En plein cœur du Puy du Fou, à deux pas du Bourg Bérard, une nouvelle construction Belle Époque de poutres métalliques et de briques patinées par les années, est sortie de terre cet hiver. Comme d’habitude au Puy du Fou, le théâtre du Mime et l’Étoile a été conçu et construit spécialement pour ce spectacle, afin de répondre aux besoins artistiques de la mise en scène. Ce ne sont pas les machineries, les décors et la scène qui s’adaptent aux contraintes d’espace induites par le théâtre, mais bien l’inverse : les plans du bâtiment sont établis sur mesure pour correspondre précisément aux exigences du récit et de l’émotion. Ainsi le spectateur du Mime et l’Étoile pénètre dans un studio de tournage du XXe siècle naissant.

Un plateau de cinéma était alors un monde à part, où les hiérarchies ordinaires étaient bouleversées pour servir l’œuvre en création. Le cinéma était désespérément muet, et les grandes vedettes de théâtre qui n’existaient que par le verbe haut et clair, ne valaient rien devant une caméra. On leur préférait les mimes pour leur incroyable expressivité, voire les simples ouvriers, pour le naturel et la spontanéité du jeu. Dans les premiers films de Léon Gaumont, à côté de la vedette Alice Guy, les deux jeunes premiers étaient un mécanicien des ateliers et un apprenti de l’usine. Les machinistes, les électriciens, les menuisiers qui travaillaient au studio se transformaient souvent en acteurs, le temps d’un tournage, aux côtés du réalisateur

Georges Méliès lui-même joua dans tous ses films. Du haut en bas de l’échelle, on se prêtait au jeu. La grande verrière qui constitue la façade du bâtiment abritant le Mime et l’Etoile rappelle la serre de Méliès, qui aimait tourner dans ce décor vitré afin de capter les lumières vives du jour ou le rayon froid de la lune. Le lieu est habité, on le sent d’emblée, par les nombreux tournages qui ont installé ici leur plateau. Les affiches de films au mur, les toiles suspendues, les vieux costumes, les fausses barbes et les perruques en bataille, les bobines et les pots de peinture sont la trace des tournages illustres qui précédèrent celui que nous nous apprêtons à découvrir. Les 2 000 spectateurs s’installent sur un amoncellement de caisses de bois ou sur les pliants qui trainent auprès du plateau, car aujourd’hui, le réalisateur a donné instruction : à titre tout à fait exceptionnel, le public va pouvoir assister au tournage de son film. Nous voilà donc, aux premières loges, les témoins privilégiés d’un prodige à venir : la naissance d’une œuvre cinématographique. Silence… ça tourne !

Une révolution scénographique

Dernier-né des spectacles du Puy du Fou, Le Mime et l’Étoile est le fruit de 45 ans d’expérience créative. Les équipes artistiques et techniques qui ont conçu et produit cet hommage aux débuts du cinéma ont mis tout leur art et leur passion à dessiner une œuvre touchante et spectaculaire. Dans sa quête perpétuelle de l’innovation, le Puy du Fou accepte ici de quitter les sentiers battus et de prendre un très grand risque artistique, pour s’aventurer dans un nouveau langage scénographique qu’il a fallu dompter et apprivoiser

Nuances de noirs et blancs

Dans notre histoire, le personnage du réalisateur aimerait rendre le cinéma parlant et coloré. Un défi impossible pour l’époque qui ne maîtrise pas encore la technologie nécessaire à l’accomplissement de ce prodige. Voilà pourtant l’objectif des équipes créatives du Puy du Fou au moment de donner naissance à ce nouveau spectacle : restituer, en direct devant le public, l’esthétique exacte d’un film d’époque en noir et blanc, sans filtre, sans artifice entre l’œil et la scène, avec de vrais personnages dans de vrais décors. Dans un film Belle Époque, le noir et le blanc n’existent pas plus que la couleur. Tout n’est en fait que grisaille, car rien n’est tout à fait noir ni blanc. Or, pour offrir au spectateur l’illusion parfaite du noir et blanc sans l’entremise de la caméra, il a fallu concevoir et fabriquer spécialement les décors, les accessoires et les éléments mobiles apparaissant sur la scène, tout comme les centaines de costumes, dans la seule palette des variations de gris. Le maquillage, la couleur des cheveux ou même des mains, tout est cendré pour correspondre absolument à ce que notre imaginaire conserve du noir et blanc. La lumière, conçue sur mesure, est une alliée précieuse qui met en avant les contrastes, les renforce ou les atténue, selon l’humeur et l’émotion recherchée. Pendant plus d’un an, le Puy du Fou a réalisé des centaines de tests, au plus près des conditions réelles du spectacle, pour trouver le juste dosage de lumière et de contrastes. Car sur une scène entièrement soumise au noir et blanc, le moindre défaut de couleur attire le regard. Quand au début du XXe siècle, la couleur était impossible sur un écran, au début du siècle suivant, le retour au noir et blanc sur une scène est un défi redoutable. Le Mime et l’Étoile relève le pari.

Le travelling inversé

Figurez-vous une caméra posée sur un chariot qui traverse en roulant toute une rue dans sa longueur, c’est ce qu’on appelle un travelling. Le Mime et l’Étoile a été conçu comme un travelling : dans le film réalisé par le personnage de Gérard Bideau, l’action se déroule à la façon d’un travelling, c’està-dire d’un voyage. Seulement, voilà… Contrairement à la caméra qui peut rouler indéfiniment sur des centaines de mètres, la tribune, elle, ne peut souffrir un tel déplacement. L’œil du spectateur dans la tribune est pourtant la caméra du spectacle. 

Alors comment donner au spectateur le sentiment réaliste qu’il se déplace, tel une caméra sur son rail de travelling ?
Le Mime et l’Étoile emprunte la seule voie possible : si le spectateur ne peut se déplacer, c’est au décor de se mouvoir, et ce sur des centaines de mètres. Ce n’est plus la caméra qui avance dans la rue, mais la rue qui défile devant la caméra. C’est ici l’une des prouesses majeures réalisée pour la mise en scène de ce nouveau spectacle : devant l’optique de la caméra du réalisateur, tout se met en mouvement, créant la confusion chez le spectateur : est-ce la tribune qui se déplace ? Ou bien la scène qui se meut ? Les façades de maisons et les devantures de magasins — quincaillerie, bijoutier et crèmerie, herboriste, rempailleur de chaises, luthier, et bien d’autres encore — tout défile en décor réel devant la tribune captivée. Ainsi, les personnages du spectacle parcourent près de deux kilomètres de rue, grâce aux 140 tonnes de décors culminant sur plusieurs étages, à 10 mètres de hauteur. Les 120 personnages en mouvement embarquent dans ce travelling géant, grâce à une autre prouesse technologique leur permettant de marcher, et même courir, sur des centaines de mètres sans pourtant se déplacer. Cette illusion est rendue possible grâce aux tapis roulants qui épousent harmonieusement le mouvement de la rue. Sur ce sol mobile défilent toutes sortes d’individus, mais aussi des voitures, des réverbères et des colonnes Morris, des arbres et des étals, un camion laitier ou une ambulance, etc… Sans jamais quitter son siège, le spectateur est ainsi invité au voyage, loin, très loin, dans le sillage audacieux de Garance et de Mimoza.

La musique est un personnage

Compositeur de musiques de films et de spectacles, Nathan Stornetta raconte la création de la bande originale du Mime et l’Étoile

Comment avez-vous travaillé pour écrire la musique du Mime et l’Étoile ?

Un spectacle sur le cinéma qui commence en noir et blanc et muet : une toile vierge pour le compositeur ! Le challenge : traduire toutes les émotions et actions des personnages, tantôt de manière spectaculaire, tantôt d’une façon plus fine et délicate… La taille du décor nous permet d’écrire de la grande musique romantique et entraînante mais aussi, parfois, de créer un contraste avec l’impressionnante machinerie, en n’utilisant que quelques notes de violon ou d’accordéon. C’est cette sobriété mélancolique que j’ai essayé de trouver.

Quelles ont été vos inspirations musicales ?


Le spectacle traite de la Belle Époque et donc de l’image d’Épinal que les gens en ont : Le bal musette, les débuts du jazz de danse. Il met aussi en scène les gens du voyages, arrivant de pays de l’est avec leur musique, leur culture et l’esprit circassien. J’ai donc mélangé ces influences pour sélectionner mes instruments, en faisant la part belle à l’accordéon et au violon, respectivement interprétés par Eric Allard-Jacquin et Leah Zeger. La guitare manouche de Django est aussi présente dans cette bande son, agrémentée d’un généreux tapis de cordes, d’une clarinette kletzmer, d’un piano et autre céleste et boîtes à musique.

En quoi cette musique diffère-t-elle de celles déjà composées pour le Puy du Fou ?

À l’inverse des autres spectacles, qui se situent à des époques plus lointaines et demandent une musique orchestrale épique cinématographique, j’ai tenté de développer ici un petit monde musical avec beaucoup de caractère, des défauts parfois même, afin d’en faire une musique vivante et généreusement expressive, se balançant entre les sonorités de Piaf, de Henri Mancini et d’autres monuments de la musique que j’aime. J’avais envie de faire honneur à la tradition musicale des prémices de la chanson française tout comme à l’influence gipsy et au côté sophistiqué et dansant du jazz. J’espère que cela permettra au public d’avoir l’impression de sortir d’un rêve une fois le spectacle terminé…

120 personnages

Belles de jour et belles de nuit, soldats et infirmiers, peintres et photographes… Ce sont 120 personnages qui déambulent au gré de notre aventure Belle Époque…

En Chiffres

+ 0 M €
Investissement total
0
Places
0 m
Hauteur du bâtiment
0
Superficie
0 tonnes
Poids de la charpente
0
rôles

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