Dernière modification le lundi, 09 juillet 2018 16:15

Un été dans les coulisses de Walibi : Halloween commence maintenant

Halloween est encore loin. Mais la semaine la plus fréquentée de l’année se prépare déjà au parc Walibi Belgium.

 Avec Kevin Blandina aux commandes.

«Si on veut faire quelque chose de qualité, on doit être soucieux du moindre détail.» Kevin Blandina est responsable de la costumerie Halloween de Walibi.
Un boulot qui, bien que couplé à celui de coordinateur des opérations, l’occupe toute l’année.
Les deux seuls mois où il ne prépare pas Halloween, il débriefe l’édition précédente.

WalibiB Halloween

Walibi a choisi de proposer un Halloween «steampunk» à ses visiteurs.
Et cela oblige effectivement à soigner les détails.
Le steampunk, c’est un style rétrofuturiste qui allie notamment cuir et cuivre, où les roues dentelées sont omniprésentes.
La série télé et le film Wild Wild West (Les Mystères de l’Ouest) sont des exemples grand public d’univers steampunk.

hlw17 logo fr

«C’est difficile de trouver des vêtements steampunk. On a commencé en achetant des échantillons. Mais on s’est vite rendu compte que ça cassait super vite. Du coup, on se tourne beaucoup vers les États-Unis où le steampunk n’est pas considéré comme un déguisement mais comme un style.»
Mais on n’en trouve pas à tous les coins de rue, pour autant.
Il faut saisir la balle au bond. Et mettre le prix.
Kevin Blandina sort une paire de chaussures dont les talons sont décorés de plaques métalliques et de rouages indéniablement steampunk. 400€.
On n’aura, cela dit, pas d’autres détails du budget.

hp banner

Mais quand il parle de souci du détail, il ne plaisante pas.
Même les costumes qui s’éloignent du style steampunk ne se trouvent pas tout faits.
Le costume de mineur zombie est plus compliqué qu’il n’y paraît, par exemple.
«On pourrait penser qu’il s’agit de le rouler dans la terre pour qu’il soit sale. Mais on ne peut pas demander à un comédien de passer une journée dans un costume qui est vraiment sale. On doit donc créer de la fausse crasse.»

270916zevden

C’est la même chose pour les prothèses qui donnent l’impression de cicatrices profondes ou de plaies purulentes.
Elles sont à usage unique. Chaque jour, l’équipe d’une vingtaine de maquilleurs réalise en journée les prothèses qui seront appliquées le lendemain.

walibi be zoom1b

Lors de notre visite des coulisses de Walibi, Kevin Blandina jongle avec le sang. Trois sortes différentes.
Les restes de l’année dernière.
Des palettes de maquillage vont arriver d’ici novembre.

Un peu plus loin, les masques sont stockés sur une étagère.
Machoire décrochée, visage purulent, dents acérées, orbites explosées…
Pas de doute: il y a de quoi effrayer les âmes sensibles.
Avec toujours ce souci du détail que Kevin Blandina illustre avec cette précision peu ragoûtante: «Dans ce masque, on peut injecter du liquide pour remplir les pustules de pus. Le personnage peut ainsi percer ses pustules et faire s’écouler le pus…»

Source : lavenir

En poursuivant votre navigation sur ce merveilleux site, vous acceptez l’utilisation de cookies, les CGU ou autres traceurs pour vous proposer du contenu et des publicités ciblées et réaliser des statistiques de visites.