Le ZooParc de Beauval renonce finalement Ă son projet de Centre dâĂtudes, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins (CERSSD). AprĂšs plusieurs mois dâĂ©tudes, dâexpertises et de concertation, le parc estime que les conditions ne sont plus rĂ©unies pour mener Ă bien ce projet destinĂ© notamment Ă accueillir des dauphins concernĂ©s par la fermeture du Marineland dâAntibes.
đŹ Beauval dit finalement non au projet
Le ZooParc de Beauval a annoncé le 25 août 2026 sa décision de ne pas poursuivre le projet de CERSSD.
Cette annonce intervient aprĂšs plusieurs mois de travail consacrĂ©s Ă lâĂ©tude de la faisabilitĂ© du projet. SollicitĂ© par lâĂtat depuis lâĂ©tĂ© 2025 afin dâĂ©tudier une solution dâaccueil pour les dauphins concernĂ©s par la fermeture de Marineland, Beauval avait progressivement Ă©laborĂ© un projet prĂ©sentĂ© comme un centre scientifique et de sauvegarde.
En fĂ©vrier 2026, le projet semblait pourtant avoir franchi une Ă©tape importante. Beauval indiquait alors envisager une ouverture au premier semestre 2027 et prĂ©voyait un centre de plus de deux hectares comprenant notamment dix bassins reprĂ©sentant au total 10 000 mÂČ, ainsi que trois vastes lagons paysagers.
Quelques mois plus tard, le projet est finalement abandonné.
đŹ Plus d'un million et demi d'euros consacrĂ©s aux Ă©tudes
Pour prĂ©parer ce centre, les Ă©quipes de Beauval ont travaillĂ© avec des ingĂ©nieurs, architectes, scientifiques, vĂ©tĂ©rinaires et services de lâĂtat.
Les différentes études ont porté sur les besoins des animaux, les installations nécessaires, les enjeux scientifiques, les contraintes techniques, les impacts environnementaux ainsi que les investissements et les coûts de fonctionnement.
Selon le ZooParc de Beauval, plus de 1,5 million dâeuros ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© consacrĂ©s aux Ă©tudes, aux expertises et Ă la conception du projet.
Le projet avait Ă©galement fait lâobjet dâune dĂ©marche de concertation avec des associations de protection animale. Une charte dâengagement avait notamment Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e avec Sea Shepherd France et les services de lâĂtat afin dâencadrer les conditions dâaccueil et de garantir des standards Ă©levĂ©s en matiĂšre de bien-ĂȘtre animal.
âïž Les recours, un obstacle majeur au projet
Câest finalement lâincertitude juridique qui constitue lâune des principales raisons avancĂ©es par Beauval pour expliquer cette dĂ©cision.
Le ZooParc estime que les nombreux recours engagés contre le projet ne permettent pas de disposer des garanties nécessaires pour lancer un investissement de cette ampleur.
Le coĂ»t annoncĂ© du projet sâĂ©levait Ă 45 millions dâeuros. Or, selon Beauval, les partenaires financiers ne peuvent pas sâengager tant que les recours nâont pas Ă©tĂ© dĂ©finitivement tranchĂ©s.
Dans ces conditions, le parc considĂšre que les engagements financiers et Ă trĂšs long terme nĂ©cessaires Ă lâaccueil des dauphins ne peuvent plus ĂȘtre rĂ©unis dans un cadre suffisamment sĂ©curisĂ©.
đ Un projet pensĂ© pour les dauphins de Marineland
Le CERSSD avait Ă©tĂ© imaginĂ© notamment pour apporter une solution aux dauphins de Marineland dâAntibes, alors que la fermeture du parc posait la question de leur avenir.
En février 2026, Beauval indiquait que Marineland avait confirmé sa volonté de lui confier ses dauphins. Le futur centre devait également pouvoir accueillir les dauphins de PlanÚte Sauvage, qui avait annoncé vouloir recentrer ses activités sur les espÚces terrestres.
Le projet ne se limitait toutefois pas Ă lâaccueil des animaux. Beauval le prĂ©sentait comme un centre Ă vocation scientifique, Ă©ducative et de conservation, avec notamment des activitĂ©s de recherche, de formation et une contribution Ă la protection des cĂ©tacĂ©s dans leur milieu naturel.
đ«đ· Quelle solution pour les dauphins dĂ©sormais ?
Avec lâabandon du CERSSD, la question de lâavenir des dauphins concernĂ©s reste donc entiĂšre.
Selon Beauval, aucune solution concrĂšte et immĂ©diatement opĂ©rationnelle nâa Ă ce jour Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en France avec des garanties comparables en matiĂšre de bien-ĂȘtre animal et un financement pĂ©renne sur plusieurs dĂ©cennies. Le parc prĂ©cise Ă©galement quâil Ă©tait jusquâici le seul projet permettant dâenvisager leur accueil en France.
La situation intervient alors que plusieurs associations espagnoles sâĂ©taient Ă©galement opposĂ©es au transfert de dauphins vers des delphinariums espagnols, renforçant selon Beauval la nĂ©cessitĂ© de rechercher une autre solution.
đ± Beauval maintient son engagement pour la conservation
Si le projet de CERSSD est abandonnĂ©, le ZooParc de Beauval affirme que cette dĂ©cision ne remet pas en cause ses engagements en faveur du bien-ĂȘtre animal, de la conservation des espĂšces, de la recherche scientifique et de la sensibilisation du public.
Le parc indique vouloir poursuivre ses programmes de conservation et ses projets scientifiques en France comme Ă lâinternational.
AprĂšs plusieurs mois durant lesquels le projet avait semblĂ© prendre forme, lâavenir du CERSSD sâarrĂȘte donc finalement ici. La prioritĂ© est dĂ©sormais de trouver une solution concrĂšte, durable et respectueuse du bien-ĂȘtre des dauphins concernĂ©s par la fermeture de Marineland.
