Zoo de Beauval : le projet de centre pour les dauphins abandonné

par Stéphane
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Le ZooParc de Beauval renonce finalement Ă  son projet de Centre d’Études, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins (CERSSD). AprĂšs plusieurs mois d’études, d’expertises et de concertation, le parc estime que les conditions ne sont plus rĂ©unies pour mener Ă  bien ce projet destinĂ© notamment Ă  accueillir des dauphins concernĂ©s par la fermeture du Marineland d’Antibes.

🐬 Beauval dit finalement non au projet

Le ZooParc de Beauval a annoncé le 25 août 2026 sa décision de ne pas poursuivre le projet de CERSSD.

Cette annonce intervient aprĂšs plusieurs mois de travail consacrĂ©s Ă  l’étude de la faisabilitĂ© du projet. SollicitĂ© par l’État depuis l’étĂ© 2025 afin d’étudier une solution d’accueil pour les dauphins concernĂ©s par la fermeture de Marineland, Beauval avait progressivement Ă©laborĂ© un projet prĂ©sentĂ© comme un centre scientifique et de sauvegarde.

En fĂ©vrier 2026, le projet semblait pourtant avoir franchi une Ă©tape importante. Beauval indiquait alors envisager une ouverture au premier semestre 2027 et prĂ©voyait un centre de plus de deux hectares comprenant notamment dix bassins reprĂ©sentant au total 10 000 mÂČ, ainsi que trois vastes lagons paysagers.

Quelques mois plus tard, le projet est finalement abandonné.

🔬 Plus d'un million et demi d'euros consacrĂ©s aux Ă©tudes

Pour prĂ©parer ce centre, les Ă©quipes de Beauval ont travaillĂ© avec des ingĂ©nieurs, architectes, scientifiques, vĂ©tĂ©rinaires et services de l’État.

Les différentes études ont porté sur les besoins des animaux, les installations nécessaires, les enjeux scientifiques, les contraintes techniques, les impacts environnementaux ainsi que les investissements et les coûts de fonctionnement.

Selon le ZooParc de Beauval, plus de 1,5 million d’euros ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© consacrĂ©s aux Ă©tudes, aux expertises et Ă  la conception du projet.

Le projet avait Ă©galement fait l’objet d’une dĂ©marche de concertation avec des associations de protection animale. Une charte d’engagement avait notamment Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e avec Sea Shepherd France et les services de l’État afin d’encadrer les conditions d’accueil et de garantir des standards Ă©levĂ©s en matiĂšre de bien-ĂȘtre animal.

⚖ Les recours, un obstacle majeur au projet

C’est finalement l’incertitude juridique qui constitue l’une des principales raisons avancĂ©es par Beauval pour expliquer cette dĂ©cision.

Le ZooParc estime que les nombreux recours engagés contre le projet ne permettent pas de disposer des garanties nécessaires pour lancer un investissement de cette ampleur.

Le coĂ»t annoncĂ© du projet s’élevait Ă  45 millions d’euros. Or, selon Beauval, les partenaires financiers ne peuvent pas s’engager tant que les recours n’ont pas Ă©tĂ© dĂ©finitivement tranchĂ©s.

Dans ces conditions, le parc considĂšre que les engagements financiers et Ă  trĂšs long terme nĂ©cessaires Ă  l’accueil des dauphins ne peuvent plus ĂȘtre rĂ©unis dans un cadre suffisamment sĂ©curisĂ©.

🌊 Un projet pensĂ© pour les dauphins de Marineland

Le CERSSD avait Ă©tĂ© imaginĂ© notamment pour apporter une solution aux dauphins de Marineland d’Antibes, alors que la fermeture du parc posait la question de leur avenir.

En février 2026, Beauval indiquait que Marineland avait confirmé sa volonté de lui confier ses dauphins. Le futur centre devait également pouvoir accueillir les dauphins de PlanÚte Sauvage, qui avait annoncé vouloir recentrer ses activités sur les espÚces terrestres.

Le projet ne se limitait toutefois pas Ă  l’accueil des animaux. Beauval le prĂ©sentait comme un centre Ă  vocation scientifique, Ă©ducative et de conservation, avec notamment des activitĂ©s de recherche, de formation et une contribution Ă  la protection des cĂ©tacĂ©s dans leur milieu naturel.

đŸ‡«đŸ‡· Quelle solution pour les dauphins dĂ©sormais ?

Avec l’abandon du CERSSD, la question de l’avenir des dauphins concernĂ©s reste donc entiĂšre.

Selon Beauval, aucune solution concrĂšte et immĂ©diatement opĂ©rationnelle n’a Ă  ce jour Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en France avec des garanties comparables en matiĂšre de bien-ĂȘtre animal et un financement pĂ©renne sur plusieurs dĂ©cennies. Le parc prĂ©cise Ă©galement qu’il Ă©tait jusqu’ici le seul projet permettant d’envisager leur accueil en France.

La situation intervient alors que plusieurs associations espagnoles s’étaient Ă©galement opposĂ©es au transfert de dauphins vers des delphinariums espagnols, renforçant selon Beauval la nĂ©cessitĂ© de rechercher une autre solution.

đŸŒ± Beauval maintient son engagement pour la conservation

Si le projet de CERSSD est abandonnĂ©, le ZooParc de Beauval affirme que cette dĂ©cision ne remet pas en cause ses engagements en faveur du bien-ĂȘtre animal, de la conservation des espĂšces, de la recherche scientifique et de la sensibilisation du public.

Le parc indique vouloir poursuivre ses programmes de conservation et ses projets scientifiques en France comme à l’international.

AprĂšs plusieurs mois durant lesquels le projet avait semblĂ© prendre forme, l’avenir du CERSSD s’arrĂȘte donc finalement ici. La prioritĂ© est dĂ©sormais de trouver une solution concrĂšte, durable et respectueuse du bien-ĂȘtre des dauphins concernĂ©s par la fermeture de Marineland.