Dernière modification le dimanche, 29 avril 2018 14:53

Les petits manèges de Marcel Campion ont trouvé preneurs

Marcel Campion, « le roi des forains » vendait jeudi une partie de ses manèges anciens.
Des enchères qui ont surtout attiré les collectionneurs.

 Pas facile hier de se trouver une chaise dans la salle des ventes de la Maison Cornette de Saint-Cyr à Paris.
Pendant toute l’après-midi, le commissaire-priseur préféré des people dispersait la collection d’une star dans son genre, Marcel Campion, forain le plus connu de France.
Et pour l’occasion, la foule des grands jours avait fait le déplacement.

A y regarder de plus près, même si quelques curieux occupaient les derniers rangs, ce sont d’abord les collectionneurs qui s’étaient donné rendez-vous là, dûment équipés d’une petite pancarte blanche numérotée.
Normal : rarement une telle collection, 374 lots allant du manège entier aux jeux de loterie en passant par les machines à sous et les roulottes, passe sous le marteau.

Les enchères sont restées sages

Comme souvent en pareil cas, les enchères sont restées plutôt sages, à savoir dans la fourchette d’estimation (prix hors frais).
Une grande roue de loterie des années 1950 est adjugée 300 € (estimée entre 300 et 500 €), une locomotive de manège des années 1930 à 900 € (600/1000€) et un avion à réaction, toujours de 1950, à 250 € (300/400€).

L’Escadrille Roully

Parmi les grosses pièces et l’une des plus belles de la collection, « L’escadrille Roully », qui est partie à 39 000 € (frais compris).
Ce manège a été construit vers 1948 par l’atelier d’Henri de Vos, un des plus grands constructeurs forains depuis les années 1920 et parmi les premiers à avoir introduit de la modernité, remplaçant les chevaux de bois par des autos ou des avions.
Les sujets, comme la moto ou le bus, datent de l’époque de la construction.
Par contre, des chaises volantes plus anciennes n’ont pas trouvé preneur, faute d’enchères suffisantes.

Pour autant, Marcel Campion préférait garder le sourire.
« Ça ne se passe pas trop mal. Les collectionneurs sont là. Je ne m’attendais pas à ce que les prix flambent.
La période est difficile pour tout le monde ».
Y compris, sans doute et bien qu’il s’en défende, pour le roi des forains.

Source : Leparisien.fr