Le Parc Saint-Paul passe à la vitesse supérieure en matière de sécurité. Depuis son rachat par le groupe Looping, le site a lancé un vaste programme de maintenance hivernale, avec un mot d’ordre : transparence totale et contrôles beaucoup plus poussés sur l’ensemble de ses attractions.
Dès la fermeture du parc, le 3 novembre, les équipes ont ouvert les coulisses pour montrer l’ampleur du chantier. « Allez-y, promenez-vous, c’est open book », explique Géraud Visinoni, directeur du parc, déterminé à tourner la page des polémiques liées à l’ancienne direction. Et pour garantir un niveau d’exigence optimal, les inspections sont désormais confiées à un prestataire totalement indépendant : Altitude Services.
🔍 Des contrôles non destructifs systématiques
Finis les simples diagnostics visuels d’autrefois. Le parc a mis en place des contrôles non destructifs annuels, capables de repérer la moindre microfissure dans les structures acier de la vingtaine d’attractions. Magnétoscopie, thermographie, ultrasons… Tous les outils sont mobilisés. Et les premiers résultats parlent d’eux-mêmes : une usure interne importante a par exemple été détectée sur l’un des pieds de la grande roue, dont l’acier n’affichait plus que 4 mm d’épaisseur au lieu des 10 mm attendus.
Thierry Haudebout, responsable maintenance, le reconnaît : « Globalement, le parc était correctement entretenu, mais certaines préconisations n’étaient pas suivies à la lettre. » Depuis, les équipes rattrapent ce retard. Lors d’un premier check-up au printemps, une vingtaine de microfissures avaient déjà été identifiées sur l’attraction La Souris Verte.
🧰 Maintenance repensée et organisation renforcée
La maintenance change également de philosophie : place au préventif plutôt qu’au curatif. Grâce à une gestion informatique centralisée, chaque matin débute par un briefing clair, permettant aux quinze techniciens mobilisés de travailler efficacement.
Dans les allées du parc, moteurs, roues et châssis se succèdent dans un ballet mécanique impressionnant. Certains éléments sont envoyés directement dans les locaux du prestataire, faute de place pour les contrôler sur site. Le Disko Dino sera prochainement mis sur cales pour éviter la déformation de ses roues — un jeu coûte 8 000 €. L’Aqua Splash, quant à lui, a déjà été entièrement vidé pour extraire sa pompe de 1,4 tonne.
🎢 Objectif : une saison 100 % prête pour le printemps
L’ensemble des attractions devra être opérationnel à temps pour la réouverture printanière. En attendant, le parc accueillera des comités d’entreprise en décembre, avec un nombre limité de manèges. Avec ces nouvelles procédures, le Parc Saint-Paul affiche clairement son ambition : sécuriser durablement ses attractions et regagner la confiance du public.


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